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Je vous l’avez promis, elle est revenue, mon inspiration est en ébullition pour cette nouvelle année ! L’année 1979 fut riche en sortie ciné et cela m’arrange voyez vous. La science fiction traitée par Paul avec de charmantes petites bêtes, je vais de mon côté vous parler de films qui ont attiré mon attention cette année là. Outre le retour sur le devant de la scène de certains chouchou comme notre vieil ami Bob Fosse avec Que le spectacle commence ( palme d’or à Cannes en 1980 ) et le cher Woody avec Manhattan ( César du meilleur film étranger ), l’année 1979 nous a aussi offert des suites en tout genre : Les Bronzés font du ski ou encore Les gendarmes et les Extra Terrestre ( Meilleur film au box office de cette année là tout de même ! ) mais vous l’aurez compris je ne m’y attarderai pas. J’ai décidé de partir vers de nouveaux horizons pour ce neuvième BFT c’est donc avec un film d’animation et un film à gros budget que la rubrique fais son retour, avec en bonus une comédie musicale ( Et oui encore ! ).

  • Commençons par le commencement Le roi et l’oiseau de Paul Grimault. Quoi ? J’entends dans l’assemblée que ce film est sortit en mars 1980 ? Effectivement mon cher Watson, mais il a été réalisé en 1979 et a également reçu cette même année le prix Louis Delluc ( je m’en sors comme je peux.. ! ). Le roi est l’oiseau est un film d’animation Français ( oui oui ! ) écrit par Prévert ( excusez moi du peu ) et inspiré du conte La Bergère et le Ramoneur d’Andersen. Ce film est pour moi un bijou d’animation, c’est une bouffée d’air frais au milieu de tout les Disney qui circulaient à ce moment là. Ici le but n’est pas d’avoir des personnages magnifiques avec un brushing d’enfer NON ici le graphisme possède une vraie signature et une profondeur que les gros studios n’ont toujours pas égalés.C’est un film qui critique la monarchie, les vices, le pouvoir et le travail à la chaine. Mais c’est surtout un film qui se moque , toujours avec une certaine subtilité, dérision et poésie. Il fait référence à des films comme Metropolis (Fritz Lang ) pour la structure de la ‘ville basse’ et le robot ou encore comme Les Temps Moderne ( Charlie Chaplin ) pour le travail à la chaine. Il possède aussi des références picturales, en particulier les peintures de Giorgio de Chirico ( peintre italien 1888-1978). Enfin on peut voir dans ce film des références liées à Hitler et aux camps de concentration notamment avec la réplique « Mais le travail c’est la liberté » qui rappel fortement les inscriptions à l’entrée des camps nazi, « Le travail rend libre ». Je m’arrête là pour les références, d’une, parce que je ne connais pas tout et de deux parce que je vous laisse le plaisir de voir ce film et d’en découvrir à votre tour !
  • montage 01Messieurs dames sachez que ce film est inspiré mais il est aussi inspirant! On peut donc remarquer une certaines ressemblances avec le robot du Roi et l’Oiseau dans le livre de science fiction ‘Le robot qui rêvait’ d’Isaac Asimov ( 1988 ), mais nous pouvons aussi noter que Myiazaki ( suis-je censé vous rappelez qui il est ?! ) s’est aussi inspiré des dessins de Paul Grimault pour son robot dans le film Le Château dans le ciel ( 1986 ). Il est aussi possible, mais je n’en suis pas sure ( oui j’ai mes failles! ) que le dessin animé Poucelina ( 1994 ) se soit inspiré du personnage de l’Oiseau. En effet, les deux oiseaux ont tout les deux la même fonction, il ouvre le film en nous contextualisant l’histoire et ils suivent les personnages ‘faibles’ ( ok les protagonistes ) en les aidant tout au long de leurs péripéties.

montage 02

Enfin pour clore cette partie sur Le roi et l’oiseau j’ai envie de vous parler des personnages et de la musique ( promis ce sera pas long ! ). Ces deux éléments sont les deux principaux qui expliquent pourquoi j’aime le film et pourquoi je vous en parle aujourd’hui ! C’est un plaisir de voir l’Oiseau se payer la tête du roi qui, qu’on se le dise, n’a rien pour lui : un nom à rallonge (Charles V et III font VIII et VIII font  XVI de Takicardie ), un strabisme et un petitesse de taille ( et d’esprit ! ), sans parler du fait qu’il se fait avoir comme une grosse m***e par son double fictif ( vie de bizu ). Je vous passe les détails sur le ramoneurs et la bergère, trop naïf et niais, mais bon on ne refait pas l’histoire.

Il y a dans ce film une grande poésie et mélancolie ( Prévert oblige ! ) qui se retrouve tout particulièrement dans la musique ( et je suis tellement gentille que je vous en met un morceau !).

Jacques Prévert ne vivra pas la sortie du film, il disparait en 1977, le film lui est dédié.

  • Secundo : Moonraker de Lewis Gilbert . Il est le 11ème film de la franchise James Bond. JB c’est un homme, que dis-je un mythe qui a traversé les âges, les générations et les avancées technologiques ( et ouais rien que ça! ) et j’attendais avec impatience qu’une année tombe sur la sortie d’un des films. JB c’est 50 ans de cinéma, 23 films,  6 acteurs, des pays en veux-tu en voila mais un seul nom de code : 007 ! Je vous entend déjà, mouais JB c’est pas top quand même, toujours pareil, c’est macho bla bla bla et bien j’ai envie de vous dire que vous avez raison, mais que ce n’est pas que ça ! Derrière ces stéréotypes il y a une machine de fou, un moteur (très) bien huilé et un business florissant ( la preuve en est, les résultats de Skyfall qui a terminé 1er du box office français en 2012 avec presque 7M de spectateurs). Moonraker avait, lui, finit 5ème du classement avec 3M ).Tout les James Bond ne se valent pas ( évidement !), Moonraker avec Roger Moore fait partit de ceux là ( tout les Roger Moore en fait ), les années 70 sont passées par là, trop kitsch pour moi ! Parce qu’il faut bien se l’avouer, JB a traversé les âges mais certains films ont très mal vieilli ! Surement la faute aux effets spéciaux expérimentaux et aux gadgets censés être révolutionnaire à l’époque et complètement dépassés maintenant.Je ne vais donc pas vous parler de Moonraker dans les moindres détails, je préfère vous parler d’un autre James Bond . Et figurez vous qu’il fait partie de la liste des JB dont on a oublié le nom ou dont certains ne connaissent même pas l’existence ( Je vous rassure je ne le connaissais pas non plus il y a 1an ). Au service de sa majesté, sortit en 1969, 6ème de la franchise, fait partit de ces JB pas vraiment connus. La faute à qui ? A George Lazenby inconnu au bataillon et qui dans un élan de lucidité n’a pas renouvelé son contrat imaginant que JB c’était fini/over/has been, ( c’est ce qu’on appel un visionnaire ! ). L’acteur est donc resté inconnu un peu comme le film d’ailleurs, ce qui est dommage. Dans tout les cas si vous ne l’avait pas vu, sachez qu’il est très bien et que c’est le tout premier JB où l’ont perçoit les sentiments et les faiblesses du personnage qui était (et qui est toujours) macho jusqu’au cou. J’ai même envie de vous dire que dans celui-ci il se marie !

    Petit paragraphe bonus, pour parler des James Bond Girls. Car que serait James Bond sans ses JBGirls ! J’ai juste envie d’en parler pour souligner l’imagination des scénaristes très probablement tous masculin ! En effet, vous remarquerez que ces pauvres femmes ont + ou – de chance quant à leurs prénoms. Dans Moonraker, la JBG se nomme Holly Goodhead, qui peut se traduire par : to give head qui signifit : faire une fellation ( c’est wiki qui le dit ). Nous voyons donc que les scénaristes sont tout en subtilité en ce qui concerne l’attribution des noms féminins et cette pauvre Holly n’est pas la seule a être affublé d’un nom délicat. Je vous citerai donc également :  Plenty O’Toole, Pussy Galore, Xenia Onatopp , Kissy, Mary Goodnight, Octopussy ou Honey Rider. Je vous laisse le plaisir de trouver les possibles significations à ces prénoms plus ou moins douteux.

moonraker podcast

  • ·         Enfin je vous l’avais annoncé, elle est là, la comédie musicale de l’année 1979 est :Hair de Milos Forman (Vol au-dessus d’un nid de coucou ; Larry Flint ) ! Hair se place dans la continuité de Cabaret ( qui était à l’honneur dans ma rubrique de l’année 1972, mais vous vous en souvenez évidement ! ), c’est une comédie musicale qui traite de sujets fort et en particulier de la guerre du Vietnam (1964-1975)! Le film est l’adaptation d’une comédie musicale de Broadway sortie en 1968 ( en pleins milieu du conflit Vietnam/USA ). Milos Forman reprend le musical de Broadway et en fait un film quelques années après la fin de la guerre, ce qui ne l’empêche pas de garder un engagement fort contre ce conflit. Ici deux mouvements très contemporain de l’époque s’opposent, le pacifisme (nous sommes en plein mouvement hippie) et la guerre.Ce film est aussi l’histoire d’une rencontre entre un bourgeois qui se prépare à partir au Vietnam et un groupe de Hippies qui, comme on peut le deviner est contre cette guerre. L’émancipation de la comédie musicale classique continue et prend son envol dans ce film.L’un des avantages des comédies musicales est qu’elles peuvent aborder de nombreux sujets, sans tomber forcément dans les clichés ( jvous parle pas de High School Musical et Sexy Danse 4 soyons clairs ! ). La musique et la danse servent souvent de tampons  pour aborder des sujets sérieux et/ou grave. On retrouve donc parfois un fort contraste entre les chansons/danses et les actes filmés. Exemple connu : la scène de viol dans Orange Mécanique où le protagoniste chante Singin’ In The Rain. C’est une séquence qui, grâce à l’utilisation de la musique, passe beaucoup mieux qu’une ‘simple’ scène de viol.Dans Hair la musique est là pour faire passer des idées et des prises de positions, le film critique très ouvertement la guerre du Vietnam via le groupe de Hippie et avec sa fin qui, personnellement, m’a beaucoup marqué pour son injustice. L’utilisation du montage alterné et de la musique amène, dans la dernière séquence, une émotion encore plus forte, afin que le public ressente une très grande sympathie pour ceux qui partent au front. ( je m’arrête là pour le spoil même si, sachez le, j’ai très envie de vous dévoiler cette fin !). Ce film en apparence léger, du fait de son statut de comédie musicale et de la présence du groupe de hippies, se révèlent comme vous pouvez le deviner beaucoup plus complexe.

Petit cadeau pour se réveiller de bonne humeur :

Pour finir j’aimerai mentionner la disparition d’un homme en cette année 1979, l’homme le plus classe du monde j’ai nommé John Wayne, nul ne doute que ses derniers mots furent ‘monde de merde’.

A.B

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