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Willkommen, Bienvenue, Welcome au pays des films oubliés.

Au pays merveilleux du cinéma et de l’année 72 quels ont pu être les films oubliés de ce dernier BFT ? Les films dont je vais brièvement vous parler peuvent paraitre un brin chiant à côté d’Orange Mécanique, du Parain ou de Funny Game ( films dont Flo et Paul vous ont parlé, je le répète au cas où ça suive pas dans le fond ), mais que voulez vous, j’aime bien les films oubliés, surtout quand c’est des films que j’aime bien ( of course ).

  • Allez je commence par mon préféré, Cabaret de Bob Fosse sortit le 15 septembre 1972 .
    Si vous ne savez pas qui est Bob Fosse ( je vous en veux pas il a réalisé 5films ) vous connaissez au moins Cabaret, qui est la comédie musicale emblématique d’un nouveau genre hollywoodien. Bob Fosse est un des ces chorégraphes/ réalisateurs qui a su renouveler ce genre qui commençait à devenir poussiéreux et a décliner ! Avant les comédies musicales c’étaient New york et Hollywood, Gene Kelly et Fred Astaire, c’étaient des jolies filles, avec un large sourire et des mouvements fluide. Bob Fosse, lui, décide de changer cela et intègre beaucoup plus de matière et de discours dans ses films.Les codes de la comédie musicale hollywoodienne sont changés, par exemples, le personnage principal est féminin et l’action est délocalisée à Berlin pendant la seconde guerre mondiale ! La guerre n’est qu’un arrière plan à l’histoire qui se déroule sous nos yeux mais elle est bien présente, la scène du chant par un jeune allemand avec la présence de soldats nazis ( salut nazi et tutti quanti) et l’allusion à la déportation du maitre de cérémonie ( homo et juif ! ) pour n’en citer que deux. Les sujets traités comme l’homosexualité, la drogue, la guerre, les sectes, les médias et bien d’autres sont mis en avant par B.Fosse dans ses films. Ce sont des sujets très largement évités dans la comédie musicale classique évidement. Sa représentation chorégraphique est aussi différente car il ose les corps nus, le maquillage outrancier et la désarticulation du corps et des mouvements.

A noter que le film a été distingué par la profession en remportant 8 oscars l’année suivante, en 73, dont celui du meilleur film et celui de la meilleure actrice pour Liza Minnelli !

  • Passons à Play it again, Samécrit par Woody Allen et réalisé par Herbert Ross, sortit le 21 décembre 1972. Même si il ne l’a pas réalisé ce film possède véritablement la patte de notre cher petit Woody ! Il s’est donné le premier rôle ( pour le moment on est habitué ), son personnage est pleins de névroses ( comme d’hab ) et il parle avec Humphrey Bogart ( ah là ça devient plus intéressant ! ). Mais que vient faire Humphrey Bogart en pleins milieu de cette histoire ? Et bien sachez que Play it again, Sam est un film remplit de références filmiques, et en particulier de références au film Casablanca. Voila d’où il sort Humphrey ! Ah et comprenez bien que je ne parle pas du vrai Humphrey Bogart car celui-ci nous a quitté en 1957. C’est donc un sosie qui conseille Woody Allen dans ses conquêtes amoureuses. L’autre référence principale à Casablanca est le titre du film : Play it again, Sam ; Ce titre est en fait une réplique, un poil modifié, d’Ingrid Bergman lorsque celle-ci dit au pianiste « Play it Sam » pour que celui-ci joue ensuite As time Goes By, cette chanson apparait d’ailleurs à la fin du film de Woody Allen. La référence du titre n’apparait pas dans la version VF dont le titre est Tombe les filles et tais toi . On peut ensuite relevé que la fin de Casablanca est l’ouverture de Play it again, Sam, le personnage de Woody Allen regardant le film dans un cinéma. ENFIN, l’intrigue des deux films repose sur un triangle amoureux.

Ce film comporte encore bon nombre de références à Casablanca et aux films avec Humphrey Bogart, et non je ne vous les citerai pas, trouvez les tout seul, je vais pas non plus faire tout le boulot !

  • Le Charme discret de la Bourgeoisiede Luis Buñuel sortit le 15 septembre 1972.
    Ce film est pour moi un ovni, bien encré dans la continuité des films de Bunel c’est-à-dire loufoque et surréaliste mais tout de même un ovni ! Nous avons donc ici un film avec un sujet absurde et avec des dialogues et un jeu absurdes, bref ce film est, vous l’aurez compris, complètement absurde !
    Pour vous expliquer, en gros, le speech : C’est l’histoire d’amis bourgeois qui s’invitent à diner mais qui n’arrive jamais à manger car pleins de choses leur arrive. C’est une sorte de boucle sans fin où pendant tout le film on se demande MAIS PUTAIN QUAND EST-CE QU’IL VONT MANGER? Et bien j’ai envie de vous dire, JAMAIS, mis à part une gorgée d’apéro ou de soupe, ces bourgeois n’avaleront rien pendant toute la durée du film, et quand ils y arriveront… ( vous pensiez pas que j’allais spoiler quand même ?! ) En tout cas ce que je peux vous dire c’est que les imprévus sont plus absurdes les uns que les autres et que les personnages et leurs réactions aussi. Buñuel prend un malin plaisir à se moquer d’eux, de leurs habitudes et de ce qu’ils pensent. Et tout ceci se révèle bien drôle !
    Ce film possède un style vraiment particulier, le jeu des acteurs est assez théâtral, l’intrigue est tiré par les cheveux et la mise en scène possède une rythmique très prononcée.
    Je comprendrai tout à fait que vous n’aimiez pas ce film mais il est important de souligner que Buñuel réalise ici une de ses œuvres les plus intelligentes, complexes et critiqués. En tout cas, sachez le, si vous n’aimez pas ce film, n’essayez pas de vous faire la filmo de Buñuel ! ( au pire je vous aurez prévenu ! )
  • Et enfin, Il était une fois la Révolution de Sergio Leone sortit le 29 mars 1972.
    2nd film de la trilogie formé par les « Il était une fois… » ( logique de la trilogie qui n’existe pas en VO car ce film s’intitule Giu la testa en italien, et Duck, You Sucker en anglais BREF rien à voir ! ). J’ai choisis ce film pour pouvoir aborder la trilogie qui se compose de Il était une fois dans l’Ouest, Il était une fois la Révolution, etIl était une fois en Amérique. Ces trois films ont pour objectifs d’illustrer trois moments clés de l’histoire des Etats-Unis ( De la conquête de l’Ouest à la prohibition ). Grâce aux moyens de tournage et à sa mise en scène, Sergio Leone nous livre 3 grandes fresques dont la durée dépasse à chaque fois les 3h. Ces 3 films n’ont pas eu le succès escompté, en grande partie à cause du montage qu’ils ont du subir. Ils ont été largement redécoupés, surtout sur le sol Américain. A titre d’exemple, Il était une fois en Amérique, qui avait une durée initiale de 4h20 a été réduit à une durée d’environ 2h30 aux USA lors de sa sortie. Sachant que ce film contient énormément d’éléments sur la vie des personnages et que tout se passe en flash back dans une chronologie compliqué, réduire le film en revient à ne plus rien comprendre au film ! Gros bide aux USA donc, alors qu’en Europe, les films bénéficiant d’un meilleur montage, la trilogie a rencontré un plus gros succès. Heureusement les films sont peu à peu ressortit en version longue comme Il était une fois en Amérique en mai dernier. Je l’ai d’ailleurs découvert dans sa version intégrale a ce moment là et OH MY GOD ce film est génial !
    Je me doit de finir en parlant de la merveilleuse musique d’ Ennio Morricone qui a su donner aux films de Sergio Leone une dimension supplémentaire très appréciable !

Et pour finir, dans la catégorie des titres-de-films-trop-bizarre-que-tu-pense-inconnu-mais-qui-sont- réalisés-par-un-réalisateur-célèbre ( merci, encore, la VF ) => L’Angoisse du gardien de but au moment du penalty de Win Wenders (Pina, Paris Texas, Les ailes du désirs, Buena Vista Social Club ).

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